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Matin gris

dimanche 26 décembre 2010, par Lydia Maleville


Doucement en lenteur et silence,
Mon corps revit, paresseux, dénudé,
Voluptueuse nonchalance.
Engourdie, j’inspire, sensualité,
L’odeur suave, douce, ô combien
De ton corps près du mien.
Je suis torpeur, tranquille,
Dans notre couche tiède, passive, floue.
Je suis oiseau dans sa coquille,
Au creux de notre moelleux lit doux.
Si peu, je m’étire, je m’allonge.
Ta respiration lente est profonde,
Dans la douceur du matin sombre.
La fenêtre claire est en coton
La rue vide résonne, absences, ombres.
Sous mes paupières des rêves bonbons.
Immobiles en noir et blanc nous voguons.
La pénombre grise du matin hésite.
Son contre-jour enveloppe, nous invite.
Ne bougeons pas ou bien si peu,
Tout doux, Soyons heureux, soyons deux.

Mais toi, aimant, t’éveille soudain,
Et de tes caresses lentes, de tes mains,
Tu me dis soyons un.
Mon corps s’éveille au tien.
Ton torse, tes jambes, tes bras me capturent
De Chaleurs, vibrations, le ventre tremblant.
Mes seins soudain sensibles, frémissants,
Nos peaux s’enfièvrent comme une brûlure.
Réveil, désir, puis ton corps puissant
Affamé, tendre et dur sur le mien.
Tes deux mains posées, Sur mes hanches,
Pour le plaisir fermement m’ouvrent,
Sous la tendre pression je flanche.
Docile, tendue, de toi attentive,
En quête, j’écoute mon corps vivre.
Nos chairs s’attirent, s’appellent,
Nos pulsions vives nous éveillent
Dans le bas de mon dos, ta main
Lentement m’emprisonne fort mais câlin
Me tient fermement les reins
Contre toi pressée, je te sens dressé.
Tu veux, tu te raidis, félin et enfin
Te voici solide et droit planté
Dans mon ventre qui veut se refermer.
Ivre, je suis tendue vers toi.
Je fonds, je coule mon eau, je me noie
En de long cercles de soie,
Qui se resserrent en tournant,
Toujours plus puissants autour de toi.
Mon ventre, d’amour te prend.
Ton regard me cherche, me guette,
Se plante dans le mien.
Nos yeux nous parlent, en frissonnant
De nos corps et de leur fête.
Dans mon centre ton désir brûle et m’affole
Allume étincelles, feu délicieux et puissant.
Ta main serre la mienne pour notre envol.
Nous en savons le plaisir si fort
Que mon esprit flou, s’évapore,
Sous la cambrure de mon corps qui se tord.
Après le salé-sucré de nos évasions,
Nos mains serrées nous soutiennent,
Ma bouche puis la tienne en union,
Se font cannibales, expirent, s’enivrent.
Quand les frissons déferlent, viennent,
Voluptueux, nous livrent,
Nous paralysent,
Dans la rencontre-fusion,
L’explosion.

Puis l’abandon.
Ta tête alourdie,
Aimante dans mon cou lovée.
Vient la paix, l’harmonie.
Dans les draps satinés.
Calmes, sereins complices apaisés,
Dans notre lit douillet,
Dans le silence ami.
Nous nous rendormons serrés unis.
Dans le matin gris.

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2 Messages de forum

  • Matin gris

    31 mars 2011 14:45, par Sencre

    Bonjour,

    J’ai bien fait de passer par ici. Dire que j’ai failli passer à côté de cette perle...

    Bien à toi.

    Répondre à ce message

    • Matin gris 2 avril 2011 22:16, par Lydia Maleville
      Ouah ! mais tu es là ! Contente de ton passage, en te souhaitant plein de jolis matins gris. Poutous à toi

      Répondre à ce message


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