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Bouquet de printemps

Petite bluette

mardi 24 mars 2009, par Lydia Maleville

Durant la promenade,
Faisons une halte.
Entre les hautes futaies allons à l’aventure,
L’herbe tendre sous les pieds,
Nos pas à l’abri de vieux murs.
Dans l’ombre, une trace en lacets, un détour,
Puis soudain, nous voici,
Dans la lumière d’une vaste prairie,
Ample univers aux lointains pourtours.

Ici, les ronciers ont des fleurs,
Ici, libre, l’air, exhale les odeurs.
Ici, libre, le zéphir adoucit,
Ici, la chanson de la vie se décline,
En éclat de couleurs subtiles,
Mélange fantastique, de profusion,
Les vies diverses qui s’expriment.

Le soleil, notre père,
La terre, notre mère,
S’éveillent d’une longue nuit,
Se rapprochent, se réchauffent.
Ils vont voguer de concert,
Après leur repos nécessaire,
Un temps distants, pour rompre l’ennui,
Les voici, dans l’éther, de nouveau, amis.

De cette puissante union,
Nous, multiples vies, nous naissons.
Notre mère s’éveille avec exaltation.
Sous la pierre, le mystère s’est accompli,
Promesse de vie, le tendre vert a jailli.
N’attendons pas la mort, il nous dit :
Le paradis, c’est ici.

Vois, l’éden dans son riche éclat,
En rose et mauve la chanson suave du lilas,
L’églantier sans griffures fait mousser ses pétales,
La frondaison moirée, des charmes, des hêtres s’étale,
Là, nous enivre, l’onctueuse saveur de l’aubépine,
De la glycine éclose émanent des effluves divines.
Le haut marronnier, élégant, géant si courtois
Offre des chandelles, roses ou blanches, du bout de ses doigts.

Tandis que l’étendue d’herbes moelleuses, ondule, et,
Accueille ses modestes invités, douces pâquerettes,
Boutons d’or, subtiles et délicates violettes,
Charmantes, et douces, au parfum suranné.
A l’instant où, dans les bois frais, fleurira le muguet,
Sachons que les elfes se cachent toujours sous les brins,
Soyons en certains, viendront aussi, les fées,
Suivis des trolls, et des lutins

Bien empreint de douceur, faisons le voyage chimérique.
Posons tendrement notre corps, bien en paix, il s’allonge.
Puis fermons les yeux, ouvrons la porte aux songes,
Le doux printemps fera surgir pour nous un univers onirique.
Écoutons les animaux, rejoignons leurs respirations,
Respirons, abandonnés, apaisés, par nos méditations.
Près de notre mère, dans son giron...
De retour à la maison...
Pour nous, pour eux, pour toi...
Ici le Walhalla.

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