Il est un peu plus de 20h et, devant la grille du CCO, une foule enthousiaste attend l’ouverture des locaux. Les minutes passent et, dans l’impatience, on finit par se demander si le concert est annulé. On n’espère pas, on croise les doigts. Malgré le people, on se fraie un chemin pour être sûrs d’être les premiers. Quarante cinq minutes plus tard, les portes s’ouvrent enfin. On se bouscule pour passer au compte gouttes...
Shalawa du Lion Heart ...
En première partie, Shalawa du Lion Heart est aux platines et enchaine ses mix sur des sons reggae et ragga bien connus. La salle se remplie et le public se met peu à peu dans l’ambiance.
Lyricson, nuff respect ...
Quand Lyricson arrive sur scène, la foule acclame le prodige du reggae made in France, découvert pendant la tournée du groupe de rap Français Assassin, sur le titre « Touche d’espoir ». Accompagné de son DJ, c’est en back line qu’il se produit et c’est sereinement que Lyricson commence son show. On est bluffé par ce beau gosse qui tout au long du concert va faire frémir son public avec sa voix angélique et son charisme. « Jah me call on » extrait de son nouvel opus « Keep the faith », entraine la foule dans une Vibe positive. Ça commence doucement puis l’ambiance va crescendo. Le DJ fait tourner la galette et on reconnait immédiatement, les premières notes de « Welcome to Jamrock » deDamian Marley. Lyricson lance « Out in the streets, they call it murder ! », les fans répondent en choeur « Welcome to Jamrock », dès lors, le public fait des bonds. « this song is dedicated to the women », et il chante pour nous « Only lady », de sa belle voix envoûtante qui ne laisse pas les sistoeurs indifférentes. Les filles lèvent les mains, hurlent. On se lance un regard complice, on ferme les yeux, on sourit, on danse et on transpire. Ce Guinéen citoyen du monde prône l’unité « no nations, just people », puise son inspiration de ses multiples voyages. Lyricson confirme son talent et finit sa prestation sur une belle note new roots et la foule crie « Pull up » !
Junior Kelly, The fabulous...
C’est un Junior Kelly, souriant et dynamique qui déboule sur scène avec « Though life ». Accompagné de musiciens et de choristes, il entraine son public dans son univers. Lorsqu’il interprète « Boom draw », la foule surexcitée reprend en chœur ce célèbre refrain. Des drapeaux du Lion of Judah s’élèvent, des poings se ferment et les esprits s’envolent vers les Caraïbes. Junior Kelly entonne “Do do do do-do do do I rebel music”, on reconnait Rebel music et kaya, de Bob Marley. Il revient à son répertoire chante « the more i see her » qui rappelle le « ghetto girl » de Richie spice. Généreux, il se donne à fond, danse, saute passe d’un endroit à l’autre et communique son énergie à ses fans avec l’excellent « rasta should be deeper ».Pour la séquence Love, il chante en duo avec sa choriste. Le public suit et se laisse emporter par la musique. Après une heure de show, Junior Kelly se retire, les projecteurs s’éteignent, mais le public, qui n’a pas dit son dernier mot, le rappelle, siffle, gronde pour un dernier moment de bonheur. Après un rappel, il revient et termine le concert avec une chanson à la gloire de Jah.
Photos : Sistoeurs LN