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Au diable Vauvert présente la Collection « à 20 ans » dirigée par Louis-Paul Astraud

mardi 16 février 2010

La vie, la personnalité et l’œuvre d’un grand écrivain
à la lumière de ses vingt ans :
une collection de référence pour les 10 ans du Diable !

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Hommage à la jeunesse et à notre patrimoine littéraire, une collection qui donne à découvrir un écrivain sous un angle inédit, celui de sa jeunesse et de l’époque qui l’a vu se former. Chaque livre éclaire la personnalité en train de se construire, l’environnement familial et la formation intellectuelle dans le passage de l’adolescence à la vie adulte.

Les écrivains qui ont marqué leur temps avaient-ils conscience à 20 ans de leur talent et de leur ambition ou n’étaient-ils que des adolescents ordinaires ?
C’est la réponse que se propose de donner la collection « à 20 ans », des portraits d’écrivains majeurs de la littérature lorsque ceux-ci étaient âgés d’environ vingt ans, à cet âge crucial où leur caractère a achevé de se former.
Par un jeu d’allers et retours entre la personnalité des futurs grands écrivains, les moments-clés de leur enfance, les particularités de leur époque et leur œuvre à venir, le lecteur en découvre une facette émouvante et un éclairage inédit sur les grands thèmes qui nourriront leur œuvre.
Sont abordés les relations familiales, amicales et amoureuses des futurs écrivains aux alentours de leurs vingt ans, leur style de vie, leur formation intellectuelle, leurs opinions et leurs projets d’avenir ainsi que l’ambiance de leur époque.
On découvre alors que, pour que ces jeunes gens deviennent plus tard de grands classiques, il fallait d’abord qu’ils soient des originaux. Ces portraits sont aussi les récits de leurs combats et leur rupture, souvent aventureuse, avec leur milieu et leur temps.
L’idée de cette collection est venue d’un constat simple : on connait assez bien la maturité des auteurs, et plus encore leurs œuvres, alors qu’on ignore souvent comment ils sont devenus ceux qu’ils sont devenus. Leur jeunesse n’est traitée qu’à travers la genèse de leur écriture ou qu’au commencement de longues biographies. Des ouvrages trop fréquemment réservés aux spécialistes.
L’ambition de cette collection est donc de venir combler ce manque auprès du plus grand nombre et de donner l’envie de littérature aux élèves des collèges et lycées.

Ces portraits « à 20 ans » sont rédigés sous forme de récit vivant mais avec une grande rigueur sur les faits, afin de répondre aux attentes du plus grand nombre de lecteurs possibles :
Le lecteur grand public trouvera instructif et divertissant de se plonger dans les années de jeunesse d’un auteur qu’il apprécie et de découvrir comment celles-ci ont imprégné le reste de sa vie et toute son œuvre.
Le jeune lecteur, lycéen ou étudiant, trouvera dans ces portraits un intérêt pédagogique. Et se projettera dans la vie de l’auteur au même âge que lui, démarche ludique et encourageante.
Le lecteur plus averti, fin connaisseur de l’artiste dont il aura choisi de lire le portrait, trouvera quant à lui un intérêt particulier dans l’effet loupe opéré sur la vie de son auteur et les moments clés qui ont présidé à la formation de son caractère.

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Parution le 4 février 2010 :

Claudine Plas
Boris Vian à 20 ans
J’avais vingt ans en 1940

La jeunesse occupée d’un éternel jeune homme

Reprenant un leitmotiv de Boris Vian, le livre raconte à la manière d’un récit, le jeune homme que Boris était à 20 ans, avec au cœur du livre la question fondamentale de l’engagement.

De l’exode en juin 40 quand Boris, élève ingénieur quitte à bicyclette l’école Centrale repliée à Angoulême pour tenter de retrouver ses parents, en passant par les surprises- parties de Ville d’Avray, les souvenirs d’enfance, les copains, l’ambiance potache, sa santé fragile, ses premiers émois sentimentaux, la rencontre avec Michelle Léglise (sa première femme) et le Major (son meilleur ami), son mariage, son premier job d’ingénieur, sa passion pour le jazz et les premiers écrits… jusqu’à l’assassinat de son père à la Libération, suivi par la signature de son 1er roman Vercoquin et le Plancton chez Gallimard et par l’écriture de L’Ecume des jours, ce livre découvre une facette de Boris Vian sans doute moins connue, mais qui contient en germe le célèbre auteur, ingénieur, musicien et pataphysicien…. Il décrypte l’enfance et la jeunesse de Boris : son milieu familial, sa formation intellectuelle et artistique, sa vie affective et amoureuse, les zazous et le jazz, le rôle des intellectuels pendant la guerre, et, surtout, ceux qui l’ont marqué. Il éclaire sa personnalité, la naissance de ses multiples talents et la genèse des œuvres qui le rendront célèbre.

Boris Vian est à sa manière représentatif d’une grande partie de sa génération. Non engagé, issu d’un milieu pacifiste et apolitique, le jeune garçon n’a ni les réflexes d’un militant, ni conscience politique. Pour lui la guerre est une aberration qui lui vole sa jeunesse. Se sachant condamné à brève échéance par une maladie de cœur, il rejette la morbidité de son époque et semble ignorer les drames qui se jouent autour de lui, refusant d’y prendre part. L’esquisse d’autres portraits permet de croiser les destins d’autres jeunes de son âge et de comprendre en quoi Boris est à la fois différent et très proche. Cette génération qui a eu 20 ans en 40 ne ressemble à aucune autre : à la libération, elle croit aux lendemains qui chantent, a soif d’innovation dans tous les domaines, (modes de vie, politique, musique, progrès technique, littérature…), que Vian défrichera en visionnaire précurseur et critique à travers ses livres et chansons.

Née en 1957, diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, Claudine Plas est éditrice de musique (chansons et musiques actuelles) et productrice de spectacles, avec sa société Plas & Partners Productions.

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Louis-Paul Astraud
Gustave Flaubert à 20 ans
Un vieux garçon

Le portrait d’un jeune homme déchiré entre ses deux natures : jovial, bon-vivant et séduisant, mais aussi tourmenté, obsédé par la mort, et perpétuel insatisfait.

Gustave Flaubert à 20 ans ne ressemble pas du tout à l’image que l’on se fait de lui aujourd’hui. Loin d’être un jeune homme isolé qui écrit avec peine, il est un fougueux adolescent qui veut vivre des aventures et écrit avec une facilité déconcertante. Presque trop.

A l’âge du baccalauréat, Gustave Flaubert vit ce que l’on pourrait appeler une sérieuse crise d’adolescence. Sous l’influence de son meilleur ami de cinq ans son aîné, le gentil collégien s’est mué en un lycéen qui boit, fume et à évoque à tout bout de champ ses virées au bordel. Son père, le médecin le plus en vue de Rouen, pourrait lui pardonner ces incartades si Gustave ne trouvait pas le moyen de se faire renvoyer du lycée pour indiscipline six mois à peine avant le bachot. Il lui promet de réussir l’examen en candidat libre. Pari tenu ! Son père le récompense par un voyage en Corse. Sur le chemin du retour, il se laisse séduire par une femme qui a quinze de plus que lui. Son initiation lui laisse un goût amer, elle vient rabaisser la belle image qu’il se faisait de l’amour, en particulier de celui qu’il ressent pour la belle Elsa Schlesinger. C’est que, durant toute sa jeunesse et malgré ses fanfaronnades, Flaubert est un romantique qui vit passionnément. La vie n’est jamais à la hauteur de ses aspirations. Il se réfugie dans l’écriture qui est alors un exutoire pour ses angoisses existentielles. Obligé par son père de suivre des études de Droit, il en est libéré par une mystérieuse maladie nerveuse. A la mort de son père, alors qu’il est âgé de 24 ans, plus rien ne s’oppose à ce qu’il se consacre à sa vocation littéraire et réconcilie en elle son goût pour l’extravagance et son profond désespoir.

La rencontre avec Marie Arnoux (l’héroïne de L’Education sentimentale), la description des plaisirs amoureux de Madame Bovary de même que son suicide, l’attrait pour l’Orient de Salammbô, ou encore la fascination pour la tentation de Saint Antoine, en un mot l’ensemble de l’œuvre littéraire de Flaubert, tout cela était déjà en germe dès sa jeunesse. Il fallut seulement du temps, une quinzaine d’années de travail quotidien, pour qu’il parvienne à domestiquer son écriture et donner naissance à ses chefs d’œuvre. Il fit ainsi mentir tardivement sa réputation, notamment dans sa famille, d’habitué à l’échec par paresse et à laquelle lui-même avait fini par croire par pessimisme. Il fit preuve pour cela d’une volonté qui confine à l’obstination.
Lire Gustave Flaubert à 20 ans, c’est découvrir la genèse des grandes œuvres de l’auteur mais c’est surtout découvrir que réconcilier les deux Flaubert qui cohabitaient en lui, l’amuseur plein de joie de vivre et l’angoissé pessimiste convaincu de l’inanité de l’existence, fut le grand défi de sa jeunesse. De ce premier succès dépendait tous les autres.

Né en 1979, après un cursus universitaire qui le conduit en hypokhâgne, khâgne, Licence d’Histoire, Sciences Po Paris, puis en DEA de Sociologie, Louis-Paul Astraud publie un essai sociologique sur les jeunes prêtres. Journaliste multimedia depuis 2004, il dirige la collection « à 20 ans ».

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Jean-Pascal Mahieu
Marcel Proust à 20 ans
Le temps de la recherche

Le combat du jeune Marcel pour pénétrer les salons les plus mondains contre son père qui veut lui imposer une carrière : il ne vivra que par et pour la littérature.

À 20 ans, on le voit chez Madame Arman de Cavaillet, chez Mme Strauss, chez Madame Lemaire ; il y croise Anatole France, Dumas fils, Maurice Barrès, les Daudet mais aussi les grands noms de l’aristocratie : la comtesse de Chevigné, le comte de Montesquiou, le comte de Turenne ou encore la princesse Mathilde. Dans les comptes-rendus mondains que donnent les journaux, son nom est de plus en souvent cité.

Mais comment diable a fait le jeune Marcel Proust pour s’introduire dès ses vingt ans dans les salons les plus mondains de Paris ? Il part pourtant avec de sérieux handicaps pour mener une vie mondaine. Son père est le fils d’un épicier de village. Sa mère appartient à une famille juive. A une époque et dans un milieu qui entretiennent le culte de la naissance, et à quelques années à peine de l’affaire Dreyfus, il s’agit là de deux péchés originels qui semblent irréparables. Et puis Marcel est victime d’une santé fragile. Comment ne pas passer pour un fâcheux quand on porte en permanence même en été une écharpe et un épais manteau ? Mais il y a pire : un goût si prononcé pour les garçons qu’il ne cherche pas dans sa jeunesse à le cacher et qu’il en parle souvent avec ses parents. L’heure n’est pas encore à l’acception amusée de l’homosexualité.

On croit que le jeune Proust manque de volonté, qu’il se laisse vivre. Erreur. Il en fallait au contraire beaucoup pour vaincre ses handicaps, et plus encore pour s’opposer à son père qui veut lui imposer un travail. Pour lui échapper, la technique de Marcel est le repli stratégique : le premier d’entre eux est son engagement inattendu dans l’armée. Une manière de gagner une année, une décision difficile à prendre pour cet asthmatique qui n’a jamais quitté sa mère plus d’une semaine ; il sera avant-dernier au classement de son régiment. A son retour, il se lance à corps perdu dans les études : les Folies Bergères, l’Alcazar, l’Odéon… Il est nommé bibliothécaire dans une bibliothèque où il ne mets jamais les pieds : il a gagné, ses parents le laissent tranquille, il peut enfin se consacrer uniquement à sa vocation littéraire.

Des salons à l’écriture
On a parfois l’impression que Marcel Proust a passé une jeunesse dorée de dilettante et que soudainement, une fois la trentaine passée, il fut comme touché par la grâce littéraire qu’il lui permit d’écrire son chef d’œuvre : La Recherche du Temps perdu. Ce portrait de Marcel Proust à 20 ans permet de mesurer au contraire la continuité qui existe entre le jeune Marcel fasciné par les salons et le Proust de la maturité qui les dissèque avec ironie. Les femmes et les hommes du monde qu’il a rencontrés durant sa jeunesse Belle Époque étaient déjà des personnalités, il en fera ses personnages.

Né en 1959, Jean-Pascal Mahieu a été avocat pendant vingt ans puis chef d’entreprise. Il se consacre aujourd’hui au conseil aux entreprises familiales.

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À paraître : Genet, Duras, Colette, Céline, Hemingway, Faulkner…
LA COLLECTION SERA PRÉSENTÉE AU SALON DE LA BIOGRAPHIE À NIMES

Visitez le site de l’éditeur

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