Sistoeurs

Accueil du site > Alphabet > Je m’appelle Z

Je m’appelle Z

mercredi 17 juin 2015, par Séverine Capeille


Moi aussi ! Moi aussi, z’ai des films qui portent mon nom ! Z’ai même des séries ! Enfin… z’ai cru comprendre que c’était plutôt par dérision alors, zénéralement, ze préfère évoquer mon personnaze dans « Men in black » ou dans « Pulp fiction », raconter ma carrière dans les mangas ou les films d’animation. En fait, z’ai l’embarras du soix pour parler de moi. Ze ne me contente pas de briller au cinéma ; ze suis présent dans des disciplines aussi variées que les mathématiques, la musique, l’informatique (avec mon copain « Ctrl », on passe notre temps à supprimer les bourdes de tout le monde). Et puis il y a aussi l’astronomie, la sysique, la simie… et z’en passe ! Mais ze m’en moque : ze n’ai aucune ambition. Vous savez ce que z’aime moi ? Ce que z’aime vraiment ?
D’abord, il faut imaziner une maison bleue accrossée à la colline. Quand ze dis « une maison bleue », z’aurais pu dire une maison rouze, ou rose, ou zaune… Et elle aurait pu être dans une prairie. N’importe. En tous cas, c’est une maison traditionnelle avec des grands volets autour des fenêtres. Des volets en bois constitués de plansses disposées verticalement, et qu’on m’a sarzé de maintenir, de renforcer, de soutenir en toutes saisons. Ma mission : éviter l’affaissement. Ze suis constitué de deux lames horizontales pour le haut et le bas, et d’une lame inclinée pour relier les deux. On me pose sur sacun des volets, bien au milieu, tourné vers le soleil dans la journée, et vers les rêves quand tombe la nuit. C’est là que ze suis le plus beau. Quand on me pousse pour faire entrer le matin, et quand on me tire pour susurrer des secrets à la lumière d’une bouzie. C’est dans ce mouvement quotidien et banal, dans ce zeste insignifiant, que ze me ressource. Z’aime traverser l’espace, de la rosée aux confidences. Ze n’ai plus besoin de parler, zuste fendre l’air en silence, mener ma bataille de Don Quissotte, à ma propre cadence. Ze suis un rêveur idéaliste. Ze n’y peux rien. Les autres disent que ze suis fleur « bleue »… A moins que ce soit rouze, ou rose, ou zaune… Ze ne me souviens plus très bien… Z’ai la mémoire qui flansse.

Répondre à cet article


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Newsletter | Nous contacter | Qui sommes-nous ? | SPIP
Les articles sont publiés sous licence Creative Commons.
Ils sont à votre disposition, veillez à mentionner l'auteur et le site émetteur.