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Baron Black, créateur du label Black house Music

samedi 21 juin 2008, par Séverine Capeille

A l’occasion de la sortie de la compilation Bokodji Riddim, qui réunit tous les talents de la scène dancehall caribéenne, Sistoeurs rencontre Baron Black, à l’initiative de la création du label Black House Music.

Myspace : http://www.myspace.com/blackhousemusic1.


- Bonjour Baron Black, peux-tu te présenter ? D’où viens-tu ?

Je suis DJ, toaster, auteur, compositeur, interprète, et depuis peu auto –producteur. Mon pays d’origine est la Martinique, quartier Morne calebasse Fort de France.

- Quelles ont été tes premières productions ?

Le premier album est en 2000 « Sé congo a rivé » : c’est une street compil. En 2004 l’album « Racine » ; 2006 «  Poutchi riddim » et en 2007 le « Bokodji riddim »

- Big Famili date de 1990… Raconte-nous l’évolution de cette aventure.

On a commencé par le sound system, show, platines et dj’s, puis des représentations dans toute l’île jusqu’en 1999 ( le printemps de Bourges ). Entre temps, nous avons sorti des singles, des compils jusqu’en 2000 où on a décidé de faire nos propres productions. Maintenant, on continue avec la force… et la détermination.

- Vous avez participé à de nombreuses scènes nationales (Printemps de Bourges, Jamaican Sunrise…) et internationales (One Love Festival, Mighty Sound…). Ton meilleur souvenir ?

Mon meilleur souvenir, c’est le ONE LOVE, avec 12000 personnes, c’était terrible, transcendant... ! Tout le monde jump up sur ton son, c’est la meilleure récompense qu’un artiste puisse recevoir de son public. C’est love !

-  Le pire ?

Je n’ai pas vraiment de pires moments, c’est peut-être quand je rate l’avion pour aller faire un concert et je dois le payer de ma poche (rires…) !

- Tu as crée le label Black House Music. A quelles difficultés as-tu été confronté pour mener ce projet à terme ?

Etant donné que les producteurs ne nous prenaient pas au sérieux, on a décidé de créer notre propre boite de production. Les difficultés rencontrées ont été liées à l’administratif : j aime pas la paperasse… ! Le studio est en place à Paris, vers pantin, depuis 2005 et on se débrouille pas mal avec nos petits moyens.

- Il y a beaucoup de labels indépendants. Qu’est-ce qui fait la particularité de BHM ?

C’est la production, sa qualité, la direction artistique et la volonté de toujours faire un son propre : on y met tout notre cœur… !

- Pourquoi ce titre pour la compilation, « Bokodji » ?

Le BOKODJI est un légume du pays des Antilles, c’est un igname ; une racine qu’on cultive en Martinique, qui tend à disparaître. Il est lourd à la digestion : c’est comme l’album, quand on l’écoute, on en est imprégné et c’est dur de s’en défaire !

- Combien de temps a-t-il fallu pour réaliser l’album ?

On a mis à peu près un an et demi… Il a été fait à la vibes... ;-)

Ecoutez des extraits de la compilation Bokodji

Assistez au SHOWCASE le 22 Juin :

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