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DJ ABYSS

vendredi 13 février 2004, par Séverine Capeille


1/ Peux-tu te présenter ? Pourquoi avoir choisi ce nom : Abyss ?

Je m’appelle Camille. « Abyss » c’est mon nom de famille. Dédicace à mon père qui a fait ce que je suis.

2/ Quel est ton parcours ?

Arrêt des études à seize ans. Début des petits boulots pour m’en sortir et remise en question à dix-huit ans : je passe le bac en candidat libre. C’est l’époque où je découvre le deejing et c’est la révélation ! Après le bac, je fais une école d’ingénieur du son et je descends à Lyon (je viens de Paris) pour ouvrir un magasin de disques avec un ami. C’est là où je commence à mixer pour des warm up, notamment dans les soirées de DJ Duke qui est le DJ d’Assassin, d’Oxmo… et qui fait venir de grands DJ’s comme Kodh, Vadim, Pone… Que du gros Hip Hop, indépendant de préférence : c’est ce qui me plaît et qui manque d’ailleurs dans la sélection des nouveaux DJ’s. Ces premières parties m’ont permis de me sentir de plus en plus à l’aise avec le public (au début, j’avais les mains qui tremblaient !) et de pouvoir mixer dans des grandes salles comme le Ninkasi avec DJ Sly. Ensuite, j’ai rencontré DJ Statics et DJ Jof avec qui nous nous entraînons à la scratch musique. Histoire à suivre…

3/ As tu eu des difficultés pour t’imposer dans le milieu Hip-Hop ? Est-ce plus difficile pour une fille ?

Pas vraiment… au contraire ! Mais c’est vrai que je ne mixe pas des sons très féminins. Je me dirais même très virile dans mon mixe. C’est ce qui fait mon originalité, ma différence avec les autres DJ’s féminins.

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photo aurblanc (Aurélien Blanc)

4/ Quels sont les artistes qui t’ont marqué et t’ont vraiment influencé dans ton travail ?

A Paris, j’ai commencé à découvrir le Hip Hop que j’écoute actuellement avec DJ Toty (Kabal) et depuis je n’ai pas cherché ailleurs. C’était le son indépendant qu’il me fallait (New York de préférence) ; j’ai été dirigée vers des artistes assez underground de par mes goûts. Ceux qui me servent d’exemples ? DJ Pone et DJ Duke au niveau des sélections et de leur technique. Je les trouve terribles ! Un peu plus inaccessible : DJ Q-Bert qui n’a laissé aucun DJ indifférent, un magicien et un Dieu du scratch.

5/ Un deejay avec lequel tu rêverais de mixer ? Q-Bert et Mix Master Mike.

6/ As-tu des projets pour la continuation de ta carrière ? Des compétitions en crew, j’espère avec Statics et Jof, et pas mal de productions. Je ne me prends pas la tête, je me fais plaisir avant tout.

Photos : aurblanc (Aurélien Blanc)

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