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Singapour

dimanche 7 mai 2006, par Cathy Garcia

Comment puis-je écrire quand l’histoire est aussi insaisissable que le vent, qu’elle s’écrit au fur et à mesure des rencontres, des chocs et des bousculades du corps et de l’esprit ?

Je ne dirai rien sur Singapour.

Une rencontre efface l’autre et l’amour se multiplie : expérience qui ne peut se traduire en mots. Simplement vivre l’instant, cueillir les fleurs et les libertés éphémères.

Ne pas trop chercher à les comprendre, elles n’ont d’autre sens que celui d’être vécues.

Je marche sur une terre inconnue et les traces de mes pas se mêlent à d’autres, toutes races confondues. C’est le flot de l’humanité qui coule dans mes veines.

Nectar ou poison, je joue avec le feu : n’être qu’une présence, sans passé, ni futur !

Je cueille dans un regard, un sourire, les mêmes perles, partout les mêmes trésors, tellement nous sommes semblables sitôt que les vêtements tombent. La nudité se passe de parole. Courant d’air chaud et généreux, je jouis de la vie sans calcul et sans façons !

Je suis fille du vent, du soleil et de la lune ! Je me donne comme la pluie se donne à la terre, pousse ce qui doit pousser !

Je suis nomade de l’amour, je sème ma tendresse et n’attends rien en retour sinon de caresser encore du bout des lèvres, le velours de ce mot : amour, amour...

Pourquoi vouloir savoir de quoi demain sera fait ? Quelle importance ?

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