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Re-belles : les femmes s’emparent du WIP Villette !

vendredi 17 septembre 2010

Le Parc de la Villette
présente...

Re-belles

Graff, cinéma, chanson hip hop, danse hip hop et théâtre au féminin

du mercredi 27 au samedi 30 octobre 2010

Au WIP Villette

- Renseignements pratiques :
Dates / horaires : le 27 octobre à partir de 15h, les 28 et 29 octobre à 20h30, le 30 octobre à partir de 17h
Tarifs : gratuit le 27 octobre, 10 € les autres jours - TR 8€
Accès : WIP Villette - métro porte de la villette
Information /réservation : www.villette.com / 01 40 03 75 75

Pendant 4 jours, le WIP Villette consacre sa programmation aux femmes : graff, musique, danse, théâtre, cinéma, les Re-belles donnent de la voix !

Pour commencer, les performances des graffeuses feront surgir des murs portraits, lettrages et scènes de vie symbolisant le maillage urbain. Le film New York City Girls invitera au voyage au cœur de la ville en compagnie de jeunes adeptes de la culture urbaine.

Puis carte blanche à la chanteuse Bams et à ses invitées avec son hip hop qui combine rock et rap, électro et slam pour "déchirer les clichés, lacérer les étiquettes".

Côté danse hip hop, les chorégraphes et danseuses Bintou Dembélé et Anne Nguyen s’intéresseront à l’intime et à la transmission pour l’une et à la place de la femme chez les super héros pour l’autre.

Le théâtre croisera l’écriture urgente du Théâtre Off avec un spectacle conçu à partir d’ateliers menés avec les femmes de la prison des Baumettes à Marseille et la verve de Milouda, une ancienne femme de ménage venue au slam à 57 ans pour nous conter, avec une bonne dose d’humour l’histoire de sa vie.

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- Le programme :

Mercredi 27 octobre à partir de 15h

Performances de 4 graffeuses

15h/17h : Les œuvres seront graffées sur les supports en bois à l’extérieur du WIP et resteront en place jusqu’au 11 décembre.

YZ (Yseult Digan, prononcer ISE)

(Montreuil)

Depuis 2003, un visage de géant peint au pochoir s’est installé dans une cinquantaine de carrefours, gares, intersections des villes de Paris, Berlin, New York, Bamako. Fin 2009, YZ s’installe à Sainte-Rose en Guadeloupe dans la maison de son grand-père. Son projet "Back to the roots" est un retour aux origines, une quête identitaire guidée par l’émotion, la curiosité et la sensibilité mais avant tout par les habitants eux-mêmes. Avec eux et à travers eux transparaissent les valeurs guadeloupéennes, le métissage, le patrimoine, l’histoire, les plaies de l’esclavage et la situation actuelle de l’île, en proie à l’incertitude économique et sociale.

http://www.myspace.com/yzone

EMA

(Florence Blanchard/Montpellier)

Faisant partie de la première vague féminine du graffiti français, EMA s’est expatriée à New York en 2001 où elle a collaboré avec une multitude de pionniers du graffiti américain. Particulièrement influencée par la scène ouest- américaine, son travail s’oriente vers le figuratif narratif. EMA peint dans la rue et sur des toiles, des paysages abstraits composés d’aplats de couleurs vives, et de coulures où se mettent en scène des personnages imaginaires. Ses expositions prennent la forme d’installations de peintures et de fresques murales ou se mélangent matériaux de récupération, peinture acrylique et toiles.

http://www.myspace.com/emaone

KAWET

(Céline Gürbüz/Lyon)

Kawet est tombée dans le hip hop quand elle était petite. Elle a commencé à répandre ses tags et "fresh paint" dans les années 90 à Lyon et dans le reste de la France. De ses créations fraîches et colorées est né au fil du temps, un monde magique et festif inspiré du dessin animé. Elle participe à des expositions et des événements à l’international. Elle a dessiné pour la presse et la publicité, aujourd’hui, son travail de motion-designer la pousse vers de nouveaux horizons.

http://catsize.eu

KASHINK

(Maeva M/ Paris)

Kashink est peintre et graffeuse à Paris depuis 2005. Par ses origines slaves et hispaniques, Kashink tire son inspiration des masques de la culture latino-américaine.pour créer des personnages hauts en couleur. Elle fait partie de ces rares filles très actives dans le mouvement street-art/graffiti, et se démarque par son style très graphique, qui se développe souvent autour de tryptiques. Des têtes de mort colorées comme des vanités revisitées à la mexicaine, des personnages masqués ou aux yeux multiples, des monstres protéiformes aux allures de catcheurs, Kashink compose et déforme ses personnages, très loin des références traditionnelles du graffiti féminin.

http://www.myspace.com/kashink

17h/18h : Rencontre avec les 4 graffeuses : YZ, EMA, KASHINK et KAWET et les danseuses : Anne Nguyen et Bintou Dembélé. Rencontre animée par Nabou Fofana (sous réserve)

18h30 : Projection du documentaire New York City Girls de YZ. Durée : 52’ - Année : 2008

Ce film d’Yseult Digan est un voyage au cœur de la ville de New York. A travers plusieurs portraits de femmes, on découvre leur univers respectif : le graffiti, le skateboard, le break dance, le handball, le vélo, la mode et la musique.
Loin des revendications féministes, ces jeunes adeptes des cultures urbaines vivent leur passion simplement, sans se poser la question d’une éventuelle légitimité de genre autre que leur talent. De par les origines diverses des personnages, ce documentaire est un éloge à la diversité et à la mixité sociale.

Entrée libre sur réservation auprès de Najla Fezzani (01 40 03 75 33 - wip-villette@villette.com)

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Jeudi 28 octobre à 20h30

Musique hip hop avec BAMS + guests

Carte blanche à Bams pour cette soirée qui promet d’être pleine de surprises !
Bams ne fraye pas dans le courant majoritaire parce qu’elle élabore le sien : être complètement soi sans mutiler les autres, témoigner du monde pour mieux le faire changer.

Bams dit qu’elle fait des chansons Hip-Hop. Elle fait ce qu’elle veut. Disons qu’elle a pris le rap au mot, pris le meilleur, les intentions et laissé le bling-bling de côté. Elle chante, rappe, slame, parle, invente un langage sonore sur une musique apatride qui nous balade du Rock au Rap, de la Chanson à l’Afro Beat, de l’Électro au Slam. Bams est profondément Jazz.

Après une résidence au WIP pour préparer l’enregistrement de son prochain album "Dérèglement climatique", elle sera ce soir-là accompagnée des musiciens avec qui elle partage la scène depuis des années et des invitées. Nous aurons sûrement la chance d’entendre quelques titres de ce nouvel album et de partager de précieux moments car Bams est une artiste de scène. Comme elle dit : "C’est là que la musique prend sens".

Avec Fanny Lasfargues, contrebasse ; Thi Thanh, saxophone soprano ; Hicham Cheick, Ordinateur ;Léo Louxor, guitare

www.myspace.com/bamsreal, http://bams.smol.org

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Vendredi 29 octobre à 20h30

Danse hip hop avec la Compagnie Rualité et la Compagnie Par Terre

- Compagnie Rualité
Mon appart en dit long

Bintou Dembélé, avec Mon appart en dit long…, solo dont elle est auteur-interprète, choisit la figure de l’appartement : "j’ose entrer chez moi, en moi". Elle nous invite dans son appartenance, pas à pas…

L’appartement est un espace de médiation entre l’intime et le monde, lieu de repli et d’accueil. Il est aussi pays, territoire, lieu de croisement des appartenances, des agencements de celles-ci, des emboîtements d’histoires, de racines, de croyances…
Bintou Dembélé, d’origine sénégalaise, danse l’étrangeté singulière de ne pas se sentir complètement d’ici et l’évidence douloureuse de ne pas être de là-bas.
"Ma maison n’est pas la maison de ma mère". Enfant du hip-hop, emprunte de la culture africaine, sa danse cherche à combler l’absence de transmission de l’héritage féminin. Elle ose le "Moi", tente le "Je" et trouve de nouveaux équilibres, appuis et circulations qui en font une danse accomplie et très personnelle.

- Compagnie Par Terre :
Yonder Woman

Anne Nguyen et Valentine Nagata-Ramos, toutes deux expertes en break dance, proposent avec Yonder Woman une réflexion sur la femme, sur l’archétype du super-héros face au monde moderne et les possibilités de relation entre deux personnes dans un monde ultra-compétitif.

"Même les filles ne voudront pas être des filles tant que nos archétypes féminins manqueront de force, de vigueur et de puissance. Comme elles ne veulent pas être des filles, elles ne veulent pas être tendres, soumises, pacifiques comme le sont les femmes bonnes. Les grandes qualités des femmes ont été méprisées à cause de leur faiblesse. Le remède logique est de créer un personnage féminin avec toute la force de Superman plus l’allure d’une femme bonne et belle." (Dr William Moulton Marston, créateur de Wonder Woman, dans The American Scholar, 1943)

Les deux jeunes femmes se sont bien souvent affrontées lors de battles. Super-héros par leur physique, leurs gestes et leurs mouvements performants, en quête de grandes actions, les voilà piégées dans une parodie d’aventures dont l’insignifiance rappelle étrangement le quotidien… L’autre devient suspecte, obstacle. Dans la tradition, les super-héros ont des destins bien séparés, ainsi que de l’espace et de la liberté pour s’épanouir. Alors la question se pose : quand l’existence d’un autre qui me ressemble ne peut plus être ignorée, ai-je à reconquérir ma singularité ?

Distribution : Chorégraphe : Anne Nguyen, Interprètes : Anne Nguyen, Valentine Nagata-Ramos, Direction d’acteur : Vincent Rivard, Collaboration artistique : Aruna Vermeulen, Création lumière : (en cours), Création costumes : Catherine Petit

www.compagnieparterre.fr

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Samedi 30 octobre

Théâtre avec le Théâtre Off et Milouda

17h

- Théâtre OFF
Il faudrait tout reprendre à zéro

Le théâtre OFF, après une résidence en juin au WIP, viendra nous présenter la création de Il faudrait tout reprendre à zéro, spectacle conçu à partir d’ateliers d’"écriture urgente" menés avec des femmes et des jeunes, incarcérés à la maison d’arrêt des Baumettes à Marseille.

De ces rencontres régulières naît un dialogue fort et des perceptions nouvelles. Faire se croiser la parole du détenu dont l’usage en prison est sous contrôle, et celle de l’artiste "en liberté", qui puise chez ce dernier sa matière créatrice, est un pari sur lequel s’appuie le langage théâtral de Frédéric Ortiz. Anne-Marie Ortiz évoque son expérience entre marges et rêves : la ville, son travail au cœur de Marseille, son refus de la violence et de l’inertie. Sophie Ortiz porte les mots de celles et ceux qui ne peuvent venir jusqu’à nous…

Distribution : Frédéric Ortiz (Texte et mise en scène), Anne-Marie Ortiz et Sophie Ortiz (comédiennes), Thibaud Gagneux (comédien, régie)

A 20h30

- Café culturel : Le Voyage de Tata Milouda

Venue au slam à l’âge de 57 ans, Milouda Chaqiq s’est emparée de la scène pour en faire une tribune d’expression et transmettre un message : son combat pour la liberté des femmes. Elle nous embarque alors avec une bonne dose d’humour dans l’histoire de sa vie.

Quand elle arrive en France en 1989, elle ne sait ni lire ni écrire, encore moins parler français. Elle travaille comme femme de ménage, laissant ses six enfants et son ex-mari au Maroc. C’est après dix années passées clandestinement, sans papiers et la peur au ventre qu’elle fera venir ses trois filles en France auprès d’elle.

Divorcée d’un époux violent, un titre de séjour en poche et ses enfants "rangés", Milouda fait enfin sa vie. À cinquante ans, "elle, la petite marocaine analphabète venue du village" décide de suivre des cours d’alphabétisation. Puis elle fait ses premiers pas en tant que slameuse aux scènes ouvertes du Café Culturel à Saint-Denis et participe à La Fabrique du Macadam. Naît alors le désir de ce spectacle. A partir de séquences du portrait documentaire réalisé par Nassima Guessoum, Milouda Chaqiq mise en scène par Jean-Matthieu Fourt, revient sur les étapes qui ont transformé sa vie. Milouda joue alors avec son personnage filmé et dialogue avec la chanteuse et musicienne algérienne Samia Diar.

Distribution : Slam, jeu : Milouda Chaqiq. Guitare, chant, percussions : Samia Diar. Violon, percussions : Mokrane Adlani. Réalisation documentaire : Nassima Guessoum. Mise en scène : Jean-Mathieu Fourt Production : Raphaël Bourdier. Coordination : Cristina Lopes.

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